UNE SALE HISTOIRE
à 13H40

Du 7 au 29 juillet – Relâches les LUNDIS 10, 17, 24 – Salle 1
Contemporain  / Durée : 1h30 / Plein Tarif: 24€ / Tarif OFF: 17€
À partir de 12 ans

CRÉATION AVIGNON 2023

ACHETER DES PLACES

Résumé

Salement inspirée d’une Sale Histoire de Dostoïevski.

De violentes grèves et manifestations secouent le pays.
Ivan Pralin est le manager d’une des entreprises de son père. Il mène une vie solitaire et ritualisée où fantasme et réalité se mêlent au sein de journées qui semblent se répéter à l’infini.
Le jour où il pense enfin répondre aux exigences de rendement qui lui sont imposées, il est en fait remplacé.
Pour prouver à son père et accessoirement au reste de l’humanité qu’ils se trompent à son sujet, Ivan s’invite au mariage d’un de ses employés.
Le reste est une sale histoire.


Générique

De Benjamin Brenière
Mise en scène : Julie Cavanna
Avec : Benjamin Brenière, Éric Herson Macarel, Leïlani Lemmet, Matyas Simon

Assistante mes : Joy Belmont, Costumes : Coline Ploquin, Scénographie : Caroline Mexme, Lumières : Moïse Hill, Musique : Raphaël Sanchez, Chorégraphie : Johan Nus, Vidéos et Photo : Romain Redler

Production Théâtre des Béliers
Contact diffusion : Les Béliers en tournée / diffusion@beeh.fr


Le contexte

À la base de cette envie, il y a la nouvelle de Dostoïevski, écrite en 1862, au moment où le Tsar met en action un plan de réforme pour libéraliser la Russie. C’est un moment d’intenses bouleversements pour le peuple Russe, dont une partie voit en ces réformes, l’espoir d’une vie nouvelle basée sur le model occidental, et dont l’autre envisage d’un mauvais œil la possibilité de changements aussi importants. Le Tsar essaye de satisfaire tout le monde, progressistes et conservateurs, en faisant un pas vers la modernité tout en préservant la stabilité du système autocratique.

Je découvre cette nouvelle en 2016, au moment où les grèves et les manifestations contre la loi Travail El Khomri éclatent un peu partout dans le pays. C’est également la naissance du mouvement Nuit Debout, à travers lequel se dessine, pour une partie de la population, un désir de se regrouper pour penser des alternatives au système capitaliste. Il m’a alors semblé identifier une similitude entre la Russie de 1860 et la France de 2016: celle d’un pays en désir de changement gouverné par un chef d’Etat qui tente de calmer la colère du peuple tout en conservant le système en place. Depuis, le mouvement des Gilets Jaunes et plus récemment, les manifestations et grèves contre la réforme des retraites n’ont fait que me renforcer ce sentiment d’une répétition de l’histoire.